VO2 - VETERAN (E)

                                                                                                                                                 

     

 Source : "Bernard BRUN" (entraîneur - a écrit plusieurs livres sur l'entraînement CAP, dont le dernier en vente chez Cévennes Sports - à lire ! - entraîneur, en son temps de Thierry PANTEL, 27' au 10 000 m - qui propose d'ailleurs dans ses plans d'entraînements, une séance "PANTEL", qui correspond en des enchaînements de 1 000m et de 500 m - que personnellement, j'ai souvent utilisée et utilise toujours)

 L'entraînement du vétéran et de la vétérane

 Généralités  

 Il n'y a aucune raison pour que le vétéran ne s'entraîne pas comme tout un chacun, comme le dit le père Brassens, le temps ne fait rien à l'affaire !

 La première règle de l'entraînement est l'individualisation, il est donc évident que l'on ne s'entraînera pas de la même façon à 15 ans, à 25 ans ou à 65 ans, et, que l'on soit une femme ou un homme.

 Petit rappel de physiologie :

 La consommation d'oxygène baisse d'une manière inéluctable avec l'âge

 

 On remarque que pour les féminines si le VO2 l/mn monte moins haut que celle des hommes, en revanche elle baisse comparativement moins que chez les hommes, ce qui explique en partie que l'on trouve des vétéranes aussi performantes à plus de 40 ans qu'à 20.

 (Hors texte Bernard BRUN :

 ° petit rappel => la VO2 max. s'exprime en litres par minute et par kg de poids (ml/kg/mn)- elle représente le volume maximum d'oxygène qu'un individu peut apporter via la respiration à son organisme. Ne se calcule qu'en laboratoire - elle est égale, environ, à la VMA X 3,5 - exemple : VMA = 18, la VO2 = 63, en théorie - le meilleur indice du potentiel du coureur, est sa capacité à courir longtemps à un fort % de cette VO2.

 ° VMA : est la + grande vitesse à laquelle on peut courir en apportant assez d'oxygène aux muscles.

 on dit qu'en endurance, le coureur est à 70/75 % de sa VMA (60/65 % pour des séances d'endurance de récupération post séances de qualité ou post compétition), sur un marathon à 80 %, sur un semi à 85 %, et à 90 % sur un 10 Kms.)

                                                                                                                                     

 

 La capacité de s'entraîner baisse avec l'âge

 On remarque que l'homme jeune a une très grosse capacité à s'entraîner quant il est jeune, mais que cela baisse beaucoup, et là aussi chez la femme la capacité monte moins haut, mais proportionnellement baisse moins dans le temps.

 Stratégie d'entraînement

 On va garder les mêmes bases d'entraînement mais en revanche, le niveau qualitatif et quantitatif va baisser d'une manière très sensible.

 Au point de vue qualitatif

 Si pendant une longue période de près de 20 ans, la vitesse de course n'a pas beaucoup baissé, elle va par des palliers successifs, baisser peu à peu, à partir de 40/45 ans d'où la nécessité de tester sa vitesse de base. Elle s'appelle VMA et elle se détermine à l'aide de test. Moi (M. BRUN) j'utilise le CAT Test de Raymond CHANON depuis des années, il est facile à mettre en oeuvre (sur une piste, sur un bord de route, sur un chemin, le tout étant que la distance soit mesurée).

 Par exemple :

 Au point de vue quantitatif

 4 entraînements par semaine me paraît être une bonne quantité :

 - 2 séances qualitatives, 2 footings à allure lente.

 Le contenu de ces 4 sorties sera bien sûr lié à plusieurs éléments : les objectifs sportifs, la saison, la disponibilité.

 Par exemple, préparation à un 10 km :

 - mardi : 30' en endurance, puis quelques éducatifs, puis quelques accélérations sur environ 100 m et enfin 8 à 10 fois 300 m en 64" (si test sur 2 000 m = 7'45), avec un récupération de 60".

 - jeudi : 1 H de footing à environ 11 Km/h et 15' d'étirements,

 - samedi : 30' en endurance, puis quelques éducatifs, puis quelques accélérations sur environ 100 m, et enfin 4 X 2 000 m en 8'48, avec une récupération de 3',

 - dimanche : 1H15' de footing à environ 11 Km/H, et 15' d'étirements. 

 

 

 L'entraînement du vétéran et de la vétérane

 Faut-il prendre des précautions quand on est vétéran ?

 Oui, sans aucun doute !

 Conseils

 Régulièrement, au moins une fois par an (obligatoire pour établir une licence !), une visite médicale sérieuse.

 Le coeur

 Vous savez tous que quand on arrive au niveau d'effort le + élevé, la fréquence cardiaque atteint son maximum. Classiquement, on dit que c'est 220 moins son âge (ceci est une donnée statistique). On sait aussi qu'à ces fréquences-là, on peut rencontrer de sacrés soucis ... Il vaut mieux que notre système cardiovasculaire, soit en très bon état !

 Donc, tester cette fréquence en milieu hospitalier (ou quand cela existe dans un centre sportif) :

 - obligatoirement, si vous n'avez pas eu de pratique sportive depuis plusieurs années,

 - obligatoirement, si vous ne vous sentez pas bien, fatigué, stressé ... (peut être subjectif, mais il vaut mieux se poser les questions avant !)

 Peut être aussi, mais là c'est votre médecin qui a la main, une prise de sang.

 Le reste

 Il n'y a pas que le coeur, il y a aussi nos os, nos muscles, nos tendons, et avec l'âge tout çà, parfois, "çà couine, çà grince, çà tire " ! Donc, à contrôler chez un médecin, un kiné, un ostéo, ...

 Constat de terrain

 Ce que je constate, moi, homme de terrain :

 - les coureurs ne boivent pas assez

 - les coureurs arrivent, vers 18 H, après leur journée de travail, le "réservoir" vide ! Eh oui ! Plus de carburant ! Plus de glucide ! Donc des hypoglycémies ! Donc des baisses de performances, et surtout un corps qui souffre !

 Une pratique harmonieuse de notre sport, exige une prise en compte sérieuse de notre alimentation.

 Point final !

 "Ce qui va sans dire, va encore mieux en le disant" Talleyrand